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Préparation mentale : est-ce vraiment nécessaire ?

Préparation mentale : est-ce vraiment nécessaire ?

Temps de lecture : 4 min

Dans une première partie Julia Clair sportive olympique nous avez partagé son expérience suite à sa blessure. Aujourd’hui Julia revient sur l’importance de la préparation mentale, les exercices qu’elle pratique et les effets de cette préparation sur ses performances.

 

Ta chute à ski a t’elle était  l’élément déclencheur de ta préparation mentale ?

Avant ma blessure on m’avait déjà parlé de préparation mentale mais je n’avais pas très envie d’en faire, j’étais déjà suivie pars un psychologue du sport. Après que je sois tombée je n’arrivais plus à sauter mais à force d’en parler on a réussi à désamorcer ma peur.  Si j’avais peur de sauter, je pouvais pas repartir en stage ou en compétition. J’ai alors travaillé avec la psychologue et le préparateur mental pour essayer de trouver les astuces afin d’enlever cette peur et m’amener à être plus concentrée sur moi. Quand je suis arrivée à mon premier saut de la saison, ça été un peu plus facile.

 

Peux-tu nous parler de ta préparation mentale ?

Avant je prenais mes skis et je sautais. Mais avec la préparation mentale on a essayé de trouver un rituel à faire en haut du tremplin.  Il m’aide à calmer la peur mais aussi à apprendre à me calmer quand j’ai trop envie d’y aller.  Je fais de la respiration, de la visualisation, de l’imagerie, de la kinesthésie pour sentir les choses. Ça m’aide à me calmer, à être plus sereine. J’essaye de sentir comment je me sens et de me rappeler de quoi j’ai besoin pour être performante. J’ai un panel d’outils qui varie en fonction de mes sensations.

 

Qu’est ce que tu travailles lors de ces séances de préparation mentale ?

Par exemple j’essaye de visualiser des mauvaises conditions climatiques pour ne pas être étonnée lorsque ça arrive et être déjà prête à ce genre de situation.

 

Quels ont été les effets de ta préparation mentale ?

On a rapidement trouvé les outils qui m’ont aidés. Dès que j’ai commencé à les mettre en place, j’ai senti qu’il y avait plus de constance dans mes entraînements, au niveau de la concentration.  Souvent, je suis meilleure à l’entraînement qu’en compétition, quand la compétition approche, je commence à paniquer à ne plus réussir à faire ce que je sais faire. C’est quelque chose aussi qu’on essaye de travailler pour que je sois plus performante aux prochains jeux.

Comment te prépares-tu à une compétition aujourd’hui ? Qu’est qui a changé par rapport à avant ?

Tout dépend de la compétition et de l’enjeu, les jeux tu les prépares sur 4 ans. Chaque chose que tu fais, chaque entraînement, chaque repas tu sais pourquoi tu les fais. Pour les championnats de France j’ai toujours la compétition dans un coin de la tête. Quand je pars à l’entraînement je pense surtout à me faire plaisir et je penserai réellement à la compétition le jour même.

 

Quel est ton état d’esprit avant de sauter ?

J’essaye de penser à autre chose, rester détendue et ne pas me mettre dans ma bulle trop vite. Ensuite dès que je prends mes skis je me mets dans ma bulle, je suis calme, focalisée sur ma performance. J’essaye de trouver la personne que je veux être, j’ai besoin d’être calme, lucide et à l’écoute de mon entraîneur.

 

Après une mauvaise performance quels sont tes outils pour te remobiliser ?

Je crois au travail. Si jamais ça se passe pas bien, je sais que les qualités je les ai au fond de moi, j’essaye de me calmer, d’analyser et de prendre ce que je fais de bien pour pouvoir repartir. Je ne m’affole pas mais je repars très vite au boulot. Lorsqu’on traverse une mauvaise période, on peut aussi changer de discours, d’entraîneur afin d’aller chercher de nouvelles choses.

Que penses-tu de cette maxime : “le sport réside à 90% dans le mental et à 10% dans le physique” ?

C’est plutôt vrai, tu peux être prête physiquement mais si tu n’as pas le mental qui va avec t’as aucune chance d’y arriver. Certaines filles physiquement ne devraient pas pouvoir sauter aussi loin et pourtant elles font de très bons sauts. Si tu sais bien utiliser ta tête tu peux réussir avec de simples qualités.

 

Merci à Julia Clair d’avoir partagé son expérience. N’hésitez pas à partagez votre expérience sur nos réseaux sociaux, chaque expérience est enrichissante.

 


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