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Portrait de rugbywoman : Maëla Mancip capitaine de l’équipe de France U20

Maëla Mancip - équipe de France féminine U20

Portrait de rugbywoman : Maëla Mancip capitaine de l’équipe de France U20

Temps de lecture : 5 min

A la veille du match opposant l’équipe de France U20 à l’Angleterre, nous avons eu la chance de nous entretenir avec Maëla Mancip.  Etudiante en 3ème année en école d’ingénieur en agronomie à Purpan à Toulouse, elle est revenue sur son rôle de capitaine au sein de cette jeune équipe bleue.

(Crédit Photo : Aubin Lipke)

Crédit Photo : Stade Toulousain

 

Bonjour Maëla,  peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai attaqué le rugby à 8 ans à l’US Die dans la Drôme, où j’ai joué avec les garçons jusqu’à l’âge de 15 ans. Ensuite, j’ai fait 2 années de cadettes à Rhône XV, à Bourg-Lès- Valence (rugby à 7), puis une année en cadette au Stade Toulousain où nous avons été championnes de France. Actuellement, je suis dans ma 2ème année de séniores. Je me suis orientée vers le rugby car mon père en faisait à l’US Die.

 

Que représente l’équipe de France pour toi ?

Pour moi cela représente le plus haut niveau, c’est un objectif que j’ai depuis toute petite, c’est plus qu’un rêve et quand cela arrive il faut persévérer.

 

Qu’as-tu ressenti lors de ta première sélection tricolore ?

C’était pour la finale du championnat d’Europe Seven -18 ans à Vichy, où nous avons été championnes. Ça été beaucoup d’émotion lors de la première marseillaise.

 

Le capitanat était-il un objectif pour toi ? Qu’implique ce rôle ?

C’est un peu la cerise sur le gâteau. On ne rentre pas en équipe de France pour être capitaine mais si on l’est c’est un plus qui donne de bonnes responsabilités. Cela donne envie de se surpasser encore plus, de montrer l’exemple, d’être acteur de l’union de l’équipe. Il faut garder la tête froide dans tous les moments, savoir dire les choses et calmer le jeu ou le dynamiser selon le rythme.

 

Quelle plus-value essayes tu d’apporter au groupe ?

Ma sérénité, mon engagement et ma combativité pour aller de l’avant tout le temps.

 

Penses-tu être un leader naturel ? Quelles qualités doit avoir un leader ?

Je ne suis pas forcément un leader par la parole et je ne suis pas une fille qu’on va entendre parler tout le temps. Je vais plutôt être leader par une attitude non verbale en montrant l’exemple justement, un leader c’est aussi ça pour moi.

 

Crédit Photo : Aubin Lipke

 

Comment appréhendes-tu ce match ? Être capitaine, est-ce une pression supplémentaire ?

Pour moi, ce n’est pas une pression supplémentaire, justement c’est un moyen d’atténuer la pression personnelle. Il y a plutôt une pression par rapport au bon fonctionnement du groupe, il faut faire encore plus attention aux autres et les soutenir.

 

Comment vas-tu préparer tes discours d’avant match ?

Je vais réfléchir à des mots clés, importants, après ce sera sur le moment en fonction du ressenti, de la pression que je vais ressentir dans le groupe.

 

Que penses-tu du groupe cette année ?

Il y a beaucoup de différences, on vient toutes d’endroits différents mais finalement on a beaucoup de points communs et de bases communes qui font que la vie de groupe est facile. Les liens se sont faits très vite, il n’y a pas de caractère perturbateur donc cela facilite les choses. C’est un groupe qui vit bien.

 

Crédit Photo : Aubin Lipke

 

Au-delà du capitanat, quels sont tes objectifs cette année ?

Cette année, c’est de faire les deux matchs avec les moins de 20 ans. En club, c’est de faire les phases finales et de remporter le titre de championnes de France. Pour les années suivantes, étant donné que c’est ma dernière année de moins de 20 ans, l’objectif sera d’être avec les séniores en équipe de France.

 

Quels sacrifices implique le haut-niveau ? As-tu déjà songé à jouer à un niveau moins exigeant ?

Je n’aime pas trop le terme “sacrifice” car on a toujours le choix d’aller s’entraîner. Pour moi ce sont plutôt des choix. C’est sûr qu’ils défavorisent parfois les sorties ou les autres loisirs mais c’est un choix. Pour l’instant, je n’ai jamais songé à jouer à un niveau moins contraignant et lorsque l’on est arrêtée pour une blessure ou autre, on se rend compte de l’importance de ce sport dans notre vie.

 

A côté de ça, quels bénéfices retires-tu de cette expérience ?

Je retiens que performer et travailler dans ces équipes-là est facilité par un super accompagnement.  Toutes les filles sont sur la même longueur d’onde au niveau des objectifs. C’est notre passion à toutes … c’est même plus qu’une passion. C’est très facile de créer des liens, d’être accompagnée dans tous les bons et les mauvais moments.

 

Que dirais-tu aux jeunes filles qui ont peur de se lancer ? Et aux parents ?

De se lancer, parce que ce sont beaucoup de très bonnes expériences et que même si le rugby est un sport de contact et parfois violent, nous sommes bien préparées dès le plus jeune âge. La sécurité est de plus en plus importante et quand on sait comment plaquer et tomber, le rugby est moins dangereux que certains autres sports. C’est l’occasion de savoir vivre en groupe, de prendre des initiatives, d’avoir des responsabilités… C’est toujours bénéfique pour la vie future.

 

 

Malheureusement l’équipe de France U20 s’est inclinée face aux Anglaises sur une courte défaite 20-27 ce samedi au Stade de Villeneuve d’Ascq. Les Bleuettes auront la chance de pouvoir prendre leur revanche le 17 mars prochain en Angleterre. On leur souhaite de briller sur les terres anglaises et de prendre beaucoup de plaisir.

 

Merci à Maëla Mancip pour cet interview et à Aubin Lipke pour ses magnifiques photos.

Crédit photos : Aubin Lipke

 

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