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Philippe Buffevant (Lyon) : “pas d’appréhension mais plutôt l’envie de voir ce que l’on vaut”

Philippe Buffevant

Philippe Buffevant (Lyon) : “pas d’appréhension mais plutôt l’envie de voir ce que l’on vaut”

Temps de lecture : 4 min

Lancement de saison ce week-end contre Blagnac en match de préparation pour Lyon tout juste promue en Elite 1. Philippe Buffevant, entraîneur, revient sur le début de saison de son équipe. Tour d’horizon sur la préparation estivale, l’excitation de la montée dans l’élite, les matchs amicaux et le premier match de championnat contre le Stade Toulousain.

Crédit Photo : Aclee65

Comment se passe votre préparation physique ?

Plutôt bien puisqu’on a coupé tard. On a pris la décision de couper le 14 juillet histoire de prendre un peu d’avance avec toutes les filles qui sont étudiantes ou qui travaillent. Un gros travail physique sur la période juin-juillet a été fait avec un petit peu de rugby. On a repris depuis le 6 août et on axe un petit peu plus sur du rugby. Après c’est toujours une période un peu compliquée; les filles rentrent chez elles, car elles habitent loin ou sont en vacances car elles travaillent. Il faut bien aussi qu’elles aient des congés. On va surtout rentrer dans le vif du sujet cette semaine.

Comment abordez-vous votre première saison en Élite 1 ?

Avec beaucoup d’excitation. On ne sait pas où on va. Les filles se sont données les moyens de monter. Pas d’appréhension mais plutôt l’envie de voir ce qu’elles valent. C’est cet état d’esprit qui prédomine. On l’a voulu, on y est, on se donne les moyens de pouvoir matcher contre ce qu’il se fait de mieux en France.

Comment se prépare-t-on à un changement de division comme celui-ci ?

On n’a pas vraiment changé notre façon de fonctionner. Mis à part qu’on a un entraînement supplémentaire, on passe donc à quatre soirées d’entraînement. La deuxième chose, c’est qu’on a dû se renforcer pour pouvoir performer. D’une part, car des filles partaient ou quittaient Lyon pour des raisons professionnelles ou universitaires. D’autre part pour renforcer le niveau ou pour doubler les postes. C’est la première année qu’il y a eu un recrutement ciblé au Lou.

Crédit Photo : Photographie HK

Quelle était votre réaction à l’annonce du calendrier et des poules 2019 ?

Nous, on est content. Quand tu es compétiteur, tu as envie de matcher contre tout le monde. On s’occupera que de nous. Ce n’est pas qu’on ne va pas s’occuper de l’adversaire, mais la priorité c’est qu’on puisse imposer notre jeu. On va le faire en toute humilité pour pouvoir performer rapidement.

Etes-vous satisfait de ce type de championnat ?

Le format de faire 14 matchs aller-retour nous va bien. Le calendrier peut-être mieux agencé. Peut-être que dans deux, trois ans si on a la chance d’être encore à ce niveau, je dirai autre chose. Je pense que certaines équipes s’ennuient et voudraient un autre format que celui-là. Moi, je n’ai pas de contre-indication à ce format-là, bien au contraire. Le rugby féminin est en train de se développer, il ne faut pas qu’on le cloisonne. Il faut une élite avec des matchs de bon niveau, voire de très bon niveau tous les dimanches. Après, il faut que les clubs s’en donnent les moyens.

Vos joueuses sont-elles excitées de jouer dans l’élite ? Ou inquiètes… ?

On sent qu’il y a cette envie de venir s’entraîner, de venir progresser pour jouer contre ces équipes-là. Les filles ne rechignent pas à la tâche.

Crédit Photo : Photographie HK

Un match contre Blagnac et une triangulaire contre Romagnat et Grenoble, des premiers tests pour vous ?

On va pouvoir voir où on en est. On a voulu et on a la chance de pouvoir jouer tout de suite les meilleures équipes. Une demi-finaliste et deux quarts finalistes. On a aussi la chance dans la Région Rhône-Alpes d’avoir trois équipes dans l’Elite 1. Si on veut progresser, il faut qu’on joue contre les meilleures. C’est important qu’on puisse voir très tôt dans la saison où on en est et quels sont les axes de progression.

Avez-vous dessiné les contours de votre jeu ?

Nous, on n’est pas là pour jouer petits bras. Le rugby ça reste qu’un jeu, c’est du plaisir. L’année dernière, on a voulu mettre du jeu de mouvement et du jeu de balle. Ce n’est pas parce qu’on est monté et bien au contraire. On continuera à jouer quoi qu’il en soit.

Avez-vous fixé des objectifs collectifs pour cette nouvelle saison ?

Forcement le maintien. Quand tu montes la première chose que tu veux, s’est de rester à ce niveau-là pour continuer à construire et développer le club.

Crédit Photo : Photographie HK

Comment abordez-vous ce premier match contre le Stade Toulousain qui est un gros morceau ?

Comme je le disais quand on est compétiteur, on veut jouer contre ce qui se fait de mieux. C’est le premier match tant mieux. Ça ouvrira la saison et ira dans la continuité des matchs amicaux qu’on a fait. Toulouse, c’est la ville du rugby comme Montpellier, mais les filles veulent se confronter et montrer aussi que l’on existe. Il y a de l’excitation et beaucoup de respect et d’humilité, car on sait que ça va être extrêmement difficile. Après ça reste un match de rugby, on va le jouer et on verra bien à la fin.

Crédit Photo : Photographie HK

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