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La Russie a été qualifiée comme la France au tournoi de repêchage de Monaco. Ce sera leur première participation aux JO. Elles avaient loupé l’édition précédente en perdant la finale du tournoi de repêchage face à l’Espagne.

Marjorie Mayans et Rose Thomas nous livrent leurs impressions avant le démarrage des JO.

Le profil des expertes

Marjorie Mayans, bien connue pour ses terribles placages sécateurs, a débuté sa carrière internationale par le Rugby 7s en 2009. Elle a ensuite menée les deux carrières internationales XV et 7s jusque l’an passé où elle a décidé de se concentrer sur le XV en vu de la prochaine coupe du monde en NZ. Elle a participé aux JO de Rio et fait partie de l’équipe vice-championne du monde 7s en 2018.

ROSE THOMAS rugby feminin


Rose Thomas, ancienne internationale 7s, est la première (avec Fanny Horta) à avoir obtenu un contrat pro en 2013. L’année suivante c’est 16 contrats qui ont été mis en place. Cette pionnière a fait partie de l’équipe type jusqu’à son arrêt international, un an après les JO de Rio. Elle n’a pour autant pas quitté les terrains et elle joue maintenant au Stade Bordelais.

Cette équipe fait partie du World Series depuis sa création en 2012. L’équipe est bien connue des françaises car elles se retrouvent souvent en finale des tournois en Européen. Que pourraient – elles faire aux JO ?

Marjorie : La Russie c’est une équipe hyper athlétique qui a une culture beaucoup moins rugby que nous mais qui a beaucoup travaillé. Elles font partie des équipes du haut de tableau même si elles ont des performances irrégulières. Elles peuvent avoir de gros résultats même contre les meilleures nations. C’est une équipe qui performe sur le circuit mondial.

Avez-vous une anecdote sur la Russie ?

Rose : En 2015 on a participé au TQO Européen où il y avait deux étapes :une à Kazan et l’autre à Brive. En général, sur les tournois d’Europe qui avait lieu en Russie, on ne mangeait super bien. Pas que pour nous, c’était vrai pour toutes les équipes. Mais du coup, sur ce tournoi-là, la France avait fait venir un cuisinier.

Pour tous les repas, midis et soirs, on avait un cuisinier français qui nous préparait nos plats. Donc on avait ce côté convivial où on prenait nos repas, dans une petite cuisine de Russie, toutes serrées, entre nous, où on mangeait nos bons plats français. C’était assez sympa parce qu’on était vraiment en préparation olympique, un an avant. On avait vraiment mis toutes les conditions de notre côté pour pouvoir réussir. Malheureusement, on a échoué en finale contre la Russie. Mais c’était vraiment sympa parce qu’on était très soudés à ce moment-là, de la joueuse au cuistot !

Autrement, les russes sont très sympas en 3e mi-temps. Vraiment, elles sont géniales. Moins froides que sur le terrain !

Marjorie : Je pense au tournoi de 2015 à Malemort où l’on bat la Russie pour se qualifier pour les JO de Rio. C’est un gros et beau souvenir.

Les bleues à Malemort avant le match crucial face à la Russie.

Infographie : les cinq derniers matchs France – Russie