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Emmanuel Pellorce (FCG Amazones) : “la préparation physique était intense, les filles ont très bien travaillé”

Emmanuel Pellorce

Emmanuel Pellorce (FCG Amazones) : “la préparation physique était intense, les filles ont très bien travaillé”

Temps de lecture : 5 min

Déjà 4 années qu’Emmanuel Pellorce est entraîneur au FCG Amazones. Il est renouvelé cette saison avec son duo Christian Spachuk. Tour d’horizon du côté du FCG Amazones alors que la préparation physique estivale a commencé et que les premiers matchs de préparations se rapprochent.

Crédit Photo : Le Dauphine

Quelles sont vos premières impressions sur votre pré-saison ?

Mes impressions sont très bonnes. Sur ces trois semaines, la préparation physique était intense et les filles ont très bien travaillé. Toutes les filles ne sont pas encore revenues dû à différentes contraintes, mais on sait que c’est des filles qui ont fait ce qu’il fallait pour revenir en forme.

Vous avez repris la préparation estivale fin juillet, pourquoi cette volonté de reprendre plus tôt que d’habitude ?

On a repris le 30 juillet, l’objectif était qu’on n’ait pas de grosse coupure. On a tout de même coupé six semaines depuis le tournoi à 7 de Biarritz. L’objectif était d’avoir tout de même une coupure suffisante pour que les filles puissent suffisamment se régénérer.

Vous avez atteint les quarts de finale en 2019, quels sont les objectifs affichés pour cette année ?

Ce n’est que mon avis, mais on ne s’est pas encore fixé d’objectifs. L’idée est d’essayer de faire aussi bien que la saison dernière. Cette année s’annonce peut-être plus compliquée pour la quatrième place notamment avec Lons et le Stade Français dans notre poule.

FCG Amazones
Crédit Photo : Alex Ortéga

Avez-vous prévu des matchs de préparation avant le début de saison ?

On a prévu de faire une triangulaire avec Le Lou et Romagnat. Les trois premières semaines de pré-saison étaient beaucoup axées sur la préparation physique. Certaines filles rentrent cette semaine, on va commencer à travailler le projet de jeu. On a quinze jours devant nous pour préparer ces matchs de préparation.

Ce début de championnat sera ardu pour vous, notamment ce premier match contre Montpellier…

C’est le plus gros morceau qu’on pouvait prendre. On les a joués une première fois l’année dernière, et on a joué deux fois Toulouse. Ce sont les deux plus grandes équipes de France. On a déjà pu s’approprier ces grandes équipes-là. Maintenant, il faut les jouer, arrêter de les regarder et les jouer tout simplement avec nos armes.

Comment rivalise-t-on avec ces équipes ?

Ce n’est pas forcement pour rivaliser avec ces équipes. C’est plus par rapport à une évolution de ce qu’on veut faire et ce que les filles attendent aussi. Par rapport au rugby féminin, c’est plus un jeu fait d’initiatives, un peu moins basé sur des structures bien en place. On va essayer d’avoir un jeu un peu plus fluide, un peu plus instinctif avec une structure, mais moins ancrée.

Crédit Photo : Alex Ortéga

Vous avez eu quelques surprises en fin de saison avec des départs inattendus…

On a eu trois surprises qui n’étaient pas prévues. D’une part avec le départ de Lou Noël et Alice Muller qui n’ont pas pu obtenir l’école de kinésithérapeute qu’elles souhaitaient sur Grenoble. Leur statut de haut niveau leur a ouvert une porte au niveau de Paris. Heureusement pour elles et malheureusement pour nous. D’autre part, une arrivée prévue qui n’a pas pu se concrétiser. On n’a pas le choix, on fait avec. On est obligé de palier en faisant monter des filles en Élite. Au final, on a tous les postes qui sont doublé derrière voir triplé au troisième rideau. On aurait préféré les avoir, c’est sûr, mais il faut faire avec. D’un autre côté, Alexandra Chambon devrait être opérationnelle pour les matchs d’octobre.

Vous avez aussi des anciennes qui reviennent…

Oui, Fanny Incorvaia et Laurène Camoin réintègrent l’équipe 1. On est très content de les avoir.

Le FCG Amazones est de plus en plus représenté au niveau international, comment expliquez-vous cela ?

Ça s’explique par les qualités des filles, le club qui se structure, les dirigeants qui mettent les moyens et par le travail fourni. C’est l’affaire de tout un club et de toute une organisation. Les filles ont pris conscience de la quantité de travail qui fallait fournir pour arriver à ce niveau-là. La réforme du championnat, le TOP16, être confronté à Toulouse Montpellier, tu te rends compte de la différence. Tu es obligé d’augmenter ton niveau de jeu. Depuis trois ans, on bosse très bien avec les préparateurs physiques. Certaines filles ont pris conscience qu’il fallait qu’elles fassent attention à ce qu’elles mangent. Elles s’entraînent comme des sportives de haut niveau. Je dirais que c’est un ensemble de paramètres, du club, du staff, des joueuses. Ça avance tranquillement et ça va faire effet boule de neige. C’est possible de devenir internationale à Grenoble.

Crédit Photo : Alex Ortéga

Etes-vous satisfait de ce type de championnat ?

On est ravi du format. Si on était monté dans une formule à 8 à l’époque ça aurait été très compliqué pour nous. Quand on est à 16, ça permet d’avoir des matchs un peu plus à notre portée. Je pense que c’est bon pour tout le monde. Peut-être un peu moins pour l’équipe de Toulouse et de Montpellier. Et encore quand on voit le niveau de la finale, il est très bon. Elles peuvent se préparer aussi, être en développement, travailler sur des matchs un peu plus simples pour elles.

Je pense que le rugby féminin y est gagnant. Les petits clubs de l’Elite vont se structurer petit à petit. Je pense que c’est bien d’une manière générale et pas que de mon point de vue. Ils ajusteront les choses quand certains clubs ne pourront plus suivre avec un TOP 14 ou un TOP 12, mais c’est une bonne formule.

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